Présentation

La maîtrise en éthique vise l’acquisition d’une connaissance globale des théories, concepts et outils de l’éthique et de la philosophie pour habiliter à réfléchir de manière critique et structurée sur les enjeux contemporains, de façon à éclairer les choix individuels et collectifs.

Les problématiques de recherche dans ce domaine se définissent autour des thématiques suivantes :

  • immigration et citoyenneté;
  • relations internationales et interculturelles;
  • droits de la personne;
  • développement technologique, scientifique et biomédical;
  • gestion des administrations publiques et privées;
  • critique des idéologies.

Structure du programme

La maîtrise en éthique prépare à la fois au milieu professionnel et à la recherche. Comme il accueille des étudiants en provenance de toutes les disciplines, il comporte une scolarité importante (21 crédits), de façon à permettre d’acquérir les connaissances fondamentales en éthique.

La maîtrise en éthique permet aussi de réaliser un projet de recherche avec une orientation interdisciplinaire (mémoire de 24 crédits) sur un auteur, une théorie ou une problématique théorique ou pratique. 

Ce programme permet également de développer les habiletés requises à la poursuite d'études doctorales.

Axes de recherche

Les problématiques de recherche des professeurs en éthique se définissent autour des thématiques suivantes : 

  • histoire de la philosophie morale;
  • philosophie sociale et politique;
  • droits de la personne;
  • violence et idéologies totalitaires;
  • diversité culturelle et immigration;
  • relations internationales et dialogue interculturel;
  • justice transitionnelle, justice réparatrice dans les pays en situation de post-conflit;
  • rapports entre éthique, science et société;
  • éthique de la recherche et génomique;
  • éthique clinique et bioéthique;
  • éthique et culture religieuse.

D’autres professeurs de l’UQAR, membres du Groupe institutionnel de recherche Ethos, peuvent également diriger des mémoires, ce qui multiplie les possibilités de sujets qui peuvent être traités par les étudiants :

  • éthique organisationnelle et de la gestion;
  • éthique des affaires et des entreprises;
  • éthique professionnelle de l’enseignant;
  • éthique de l’environnement;
  • etc.

Ethos réunit des chercheurs de plusieurs établissements ou organismes dont la plupart proviennent du réseau universitaire québécois. Ces chercheurs oeuvrent dans des disciplines comme la philosophie, le droit, l’économie, les sciences de la gestion, la médecine, la science politique, les sciences infirmières, la sociologie et la théologie.

Public visé

Les programmes de cycles supérieurs en éthique s’adressent à une clientèle assez large, autant à des étudiants qui viennent de terminer un baccalauréat qu’à des personnes déjà engagées dans la vie professionnelle et qui s’intéressent à la réflexion en éthique. Ils sont ouverts aux candidats ayant complété un baccalauréat, quelle que soit la discipline.

Perspectives d'emploi

Principaux employeurs

Certains employeurs dont le mandat est directement centré sur l’éthique recrutent spécifiquement les diplômés en éthique. C'est entre autres le cas :

  • de la Commission de l'éthique de la science et de la technologie;
  • de l'Unité de l'éthique du ministère de la Santé et des Services sociaux;
  • du Conseil national d'éthique en recherche chez l'humain;
  • du Bureau des valeurs et de l'éthique de la fonction publique fédérale.

L'importance grandissante des enjeux éthiques et la multiplication des comités d'éthique dans les entreprises et dans les organisations favorisent le placement des diplômés. Dans plusieurs milieux de travail, ils agiront comme professionnels ou conseillers. C’est le cas :

  • des organismes gouvernementaux et paragouvernementaux;
  • des établissements de santé et de services sociaux;
  • des établissements d'enseignement secondaire et collégial;
  • des centres d'information juridique;
  • des associations et des organisations internationales;
  • des associations professionnelles;
  • des organismes actifs dans les domaines de l'environnement et de la culture.

De manière générale, les habiletés intellectuelles d'analyse et de synthèse approfondies acquises lors de la formation en éthique sont appréciées d'un grand nombre d'employeurs.

Professions occupées

Plusieurs organisations peuvent tirer profit des services des diplômés spécialisés en éthique. Sur le plan théorique comme recherchiste ou sur le plan pratique, par exemple dans l'animation et la consultation.

En effet, les diplômés sont habilités à examiner des questions touchant divers secteurs de l'activité humaine et à les traiter selon une méthode rigoureuse d'analyse et de synthèse. De multiples débouchés sont encore insoupçonnés au sein de différents services publics, pour étudier des problèmes liés à la famille, au phénomène de relocalisation, aux manifestations de violence, à l'organisation des loisirs, à la refonte des programmes sociaux, aux législations civiles et criminelles, ou à la promotion des codes de déontologie.

Certains diplômés travaillent aussi à leur compte comme consultants. Leur emploi est souvent en lien avec leur formation de 1er cycle.