Ce cours intensif de 6 jours s'intéresse aux concepts, méthodes et problématiques de nombreuses sous-disciplines de la biologie (aménagement, écologie, conservation, gestion, habitats, etc.) et de la géographie (géomorphologie, gestion de risque, dynamique fluviale, dynamique de versant, etc.) suivant une approche multidisciplinaire.

Les classes offertes durent normalement toute la journée et comptent de nombreuses excursions sur le littoral et milieu fluvial, dans le nord de la Gaspésie ainsi qu'en milieu montagnard, dans le Parc national de la Gaspésie.

Ce stage est réalisé grâce à la collaboration de l'Université du Québec à Rimouski, du Groupe de recherche sur les environnements nordiques BORÉAS, du programme de formation FONCER sur les environnements nordiques EnviroNord, du Parc de la Gaspésie (SÉPAQ) et de la Municipalité de Mont-St-Pierre.

Public visé

Étudiants universitaires (1er, 2e et 3e cycle) inscrits dans un programme des sciences naturelles.

La formation est également ouverte aux étudiants de CÉGEP, aux enseignants, aux professionnels et aux citoyens intéressés.

Durant les six jours d’enseignement, les participants devront se consacrer à temps plein aux aspects théoriques et aux exercices pratiques de la formation.

Programme de formation

Lieux d'enseignement

Le stage se tient dans le Parc de la Gaspésie (milieux montagnard et alpin) ainsi que sur la côte nord de la Gaspésie (milieux côtiers et fluviaux).

Les travaux pratiques pourront être des exercices sur papier ou ordinateur, des discussions, de courtes présentations ou la lecture d'articles scientifiques. Les travaux pratiques se feront généralement en groupes de trois ou quatre étudiants. L’objectif étant d’encourager le travail d’équipe en regroupant des étudiants de différentes universités et de différentes sous-disciplines.

Il est important de prévoir du matériel de randonnée permettant d'être exposé au vent, au froid, à la chaleur, aux insectes et à la pluie. Vous serez responsable de la logistique de vos repas.

Crédits

Ce stage vaut trois crédits universitaires.

Langue d'enseignement

La formation est ouverte aux étudiants francophones et anglophones, mais la grande majorité des cours seront donnés en français. Certains documents d'accompagnements pourraient être en anglais. Les étudiants pourront remettre leurs travaux en français ou en anglais.

Programme

Jour 1 - Accueil

  • Accueil au Centre d’interprétation du Parc de la Gaspésie (12h-14h)
  • Cours-conférence «La biogéographie historique de la Gaspésie »
  • Présentation générale des caractéristiques du Parc de la Gaspésie
  • Déplacement vers le lieu de résidence à Mont-Saint-Pierre et arrêt à Sainte-Anne-des-Monts pour l'épicerie de chacun.
  • Souper offert par l'organisation
  • Présentation du cadre glaciaire et postglaciaire de la Gaspésie

Jour 2 - L'étagement de la végétation - Ascension du Mont-Albert

  • Contexte géologique de la mise en place du batholite des monts McGerrigle et des lambeaux de croûtes océaniques ultrabasiques (Mont Albert).
  • Étagement de la végétation et stades phénologiques le long d'un gradient d'altitude
  • Régime de perturbation de la forêt boréale centre gaspésienne (feux, TBE, chablis, torrents, etc.)
  • Passage du milieu montagnard aux milieux subalpin, alpin inférieur puis alpin supérieur.
  • Caractéristiques générales de la toundra alpine dans le nord-est de l’Amérique; le cas particulier du Mont-Albert
  • Les adaptations des plantes et des animaux à l’environnement alpin
  • Géologie et pédologie de la serpentine
  • La cryoturbation et phyto-toxicité de la péridotite
  • L’évolution des végétaux et l’adaptation à l’environnement édaphique serpentineux
  • Avalanches et levées d’avalanches, glaciers rocheux

Jour 3 - Géodiversité/biodiversité des versants et des côtes - Tournée côtière du nord de la péninsule gaspésienne

  • Introduction à la géomorphologie dynamique et à la diversité des écosystèmes côtiers
  • Variations du niveau marin relatif et contexte holocène d’édification des côtes du nord de la Gaspésie
  • Indicateurs d'évolution actuelle et résilience des littoraux
  • Introduction à la géomorphologie dynamique des versants
  • Évolution postglaciaire des versants raides de la vallée de Mont-Saint-Pierre
  • Dynamique des cônes alluviaux
  • Impacts écologiques et géomorphologiques des glaces de parois
  • Évolution des côtes rocheuses
  • Risques naturels et aménagement du territoire

Jour 4 - L'écoulement fluvial crée l'habitat riverain

  • Processus fluviaux dans le dépôt activement remanié
  • Succession forestière sur alluvions
  • Acheminement des matériaux en embouchure-estuaire de rivière
  • Écogéomorphologie des marais maritimes : relation entre les formes littorales, la dynamique côtière et la répartition des espèces végétales
  • Flore et faune invertébrée côtière

Jour 5 - Dynamique faune-habitat en milieu montagnard et alpin - excursion au Mont Jacques Cartier

  • Concepts théoriques de compétition apparente et d’optimisation d’acquisition des ressources, d'optimisation d'acquisition des ressources, de facteurs limitants, de sélection hiérarchique d’habitat et d’utilisation de l’espace le long d’un gradient spatio-temporel
  • L'étagement de la végétation : les implications en termes de sélection d’habitat pour les quatre espèces de grands mammifères à l’étude
  • Concepts d’impacts cumulés des perturbations anthropiques à l’échelle du « grand paysage », de cascade trophique, d’écologie spatiale, d’effet de Allee et de dynamique source-puits
  • Discussion sur les stratégies de conservation à l’échelle du paysage

Jour 6 - Synthèse

  • Exercice de synthèse

Jour 7 -Bilan et retour

  • Bilan de la formation
  • Remise des évaluations
  • Clôture et départ des participants

* Ce programme d'enseignement pourrait subir quelques modifications légères d'ici la tenue de la formation

Équipements

Vous devez prendre soin de porter des vêtements appropriés pour réaliser de longues randonnées. Prévoyez des vêtements secs de rechange (laine polaire) au courant de la journée et pour le moment où vous arriverez au lieu d’hébergement. Même durant la saison estivale, les conditions météorologiques peuvent changer rapidement et passer de clémentes à difficiles.

  • Favorisez l’approche multicouche imperméable et évitez les vêtements de coton;
  • L’utilisation de guêtres permet de protéger le bas de vos pantalons, mais aussi de réduire les infiltrations d’eau ou de boue dans vos chaussures;
  • En altitude, une tuque, des gants et un coupe-vent sont souvent appréciés;
  • Des lunettes solaires, un chapeau et de l'insectifuge seront également utiles;
  • Ne partez pas avec des chaussures neuves, faites quelques sorties quotidiennes avant le stage pour les modeler à vos pieds;

Votre sac à dos doit vous accompagner dans tous vos déplacements. Vous pourrez y insérer un carnet de notes hydrofuge et quelques crayons, une gourde ou un thermos, des vêtements de rechange, votre dîner, une collation, etc.

Tous les déchets doivent être rapportés par les randonneurs. Évitez de transporter des emballages inutiles qui augmentent le volume et le poids de votre sac à dos!

Santé

Assurez-vous d’avoir les capacités et la condition physique requises pour effectuer de longues randonnées. Dans des conditions idéales, un groupe progresse normalement à une vitesse supérieure à 2 km/h. L’utilisation de bâtons de marche peut réduire l’énergie nécessaire pour se déplacer. Prévoyez de la nourriture et des breuvages à portée de main.

L'approvisionnement en eau peut se faire dans les divers cours d'eau. Cependant, aucune vérification de la qualité de l'eau n'est faite dans ces secteurs. Pour votre sécurité,il serait préférable de prévoir suffisamment d'eau pour une journée, évitant ainsi des troubles gastro-intestinaux.

Équipe

L’édition 2016 était animée par des experts, et leurs étudiantsqui cumulent une somme considérable d’expérience en lien avec les thématiques proposées.

  • Luc Sirois est le titulaire de la Chaire de Recherche sur la Forêt Habitée et il cumule plus de 30 années d'expérience en milieux froids, alpins et subarctiques. Il poursuit des recherches fondamentales qui visent à comprendre la fonction reproductive des plantes, en particulier des espèces arborescentes, et des recherches appliquées à l’aménagement écosystémique des forêts régionales. 
  • Martin-Hugues St Laurent enseigne à l'UQAR et dirige un programme de recherche en écologie animale traitant de gestion et de conservation de la faune terrestre. Ses travaux portent sur les impacts de l’altération des habitats sur l’écologie des grands mammifères (caribou forestier, loup gris, orignal, coyote et ours noir) et il utilise comme principaux outils l’écologie spatiale, le comportement, la dynamique des populations et l’écologie du paysage.
  • Antoine Morissette s’intéresse à la lecture et à l’interprétation du paysage ainsi qu’aux différentes techniques et méthodes utilisées par les géographes. Auxiliaire d’enseignement et de recherche à l’UQAR, il aide et accompagne les étudiants dans les différentes tâches et projets reliés au travail du géographe. Spécialisé en géomorphologie côtière, il s'intéresse plus spécifiquement à l’évolution côtière récente et aux problématiques d’érosion des berges de l’estuaire maritime du Saint-Laurent.
  • Myriane Houde-Poirier est géographe et s'intéresse à la dernière glaciation, aux étapes de déglaciations et aux variations du niveau marin relatif qui ont modelé les côtes de la baie de Gaspé. Elle abordera l'évolution quaternaire du paysage en Gaspésie. 
  • Émilie Ringuet est géographe et s'intéresse à la sédimentologie et la dynamique des cônes alluviaux au nord de la Gaspésie. Elle assurera les activités de formation relatives aux avalanches, aux éboulis et autres phénomènes dynamiques associés à la gravité. 
  • Thomas Buffin-Belanger est géographe et géomorphologue. Il s’intéresse au transport de sédiments en rivière, à la structure des écoulements ainsi qu'à l'évolution des formes fluviales, trois paramètres qui jouent un rôle clé dans la dynamique globale de chaque rivière. Les techniques et méthodes novatrices qu'il utilise marient les notions de géomorphologie et de dynamique fluviale à la gestion et à l’aménagement des cours d’eau.
  • Richard Cloutier s’intéresse à l’évolution des vertébrés inférieurs vivants et fossiles. Il travaille sur plusieurs projets en paléoichtyologie (origine des vertébrés, des chondrichtyens, systématique des actinoptérygiens et sarcoptérygiens), paléoécologie et en reconstitution paléoenvironnementale. Il collabore également à des projets sur la conservation d'espèces vulnérables et menacées (chevalier cuivré, fouille-roche gris, tortue des bois). Il donnera un cours-conférence sur le thème « La biogéographie historique de la Gaspésie» dès la première journée du stage.

* La composition de cette équipe peut subir quelques modifications d'ici la tenue de la formation en raison de contraintes d'horaires liés aux travaux de recherche en cours.

Dates

Du 20 au 26 août 2017

Inscription

Nous pouvons accueillir un maximum de 30 étudiants pour des raisons pédagogiques et logistiques.

1. Étudiant ayant complété un DEC

  • L'étudiant doit être admis en tant qu'étudiant libre (9999) et doit payer les frais d'admission au trimestre d'été.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Si l’étudiant est inscrit dans le programme de BIO, le cours est intégré dans son plan de formation

2. Étudiant avec une année complétée au DEC préuniversitaire

  • L'étudiant doit compléter une demande d'admission comme étudiant libre (9999) et payer les frais d'admission à l'UQAR.
  • L’étudiant est admis de façon exceptionnelle puisqu’il n’a pas son DEC. L’article 6.2 du règlement 5 nous permet de faire cela.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Au terme du trimestre d'été, l'UQAR transmet à l'étudiant un relevé de notes attestant de la réussite du cours.
  • Puisque l’étudiant a été évalué comme étudiant libre, l'étudiant pourra faire une demande de reconnaissance des acquis.

3. Étudiant de l'UQAR en biologie

  • L'étudiant s'inscrit à cette formation par l'intranet de l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Le cours est intégré dans le plan de formation de l'étudiant.

4. Étudiant de l'UQAR d’un programme non directement relié (cours hors programme)

  • L'étudiant s'inscrit à cette formation par l'intranet de l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Le cours apparaît sur le relevé de notes comme un cours hors programme.
  • Le cours pourrait être intégré dans le plan de formation de l’étudiant comme cours d’enrichissement. Pour cela, l’étudiant doit rencontrer son directeur de module.

5. Étudiant d'une autre université inscrit dans des programmes en lien ou non avec le stage

  • L'étudiant s'inscrit à des études hors établissement.
  • S’il est jugé pertinent, le cours peut être intégré dans le plan de formation de l’étudiant.
  • L'étudiant doit payer ses frais de scolarité dans son université.
  • Le service des finances facturera à l’étudiant 200$ pour les frais de stage (hébergement et transport).

6. Étudiant libre (répondant aux conditions d’admission du programme ou du cours)

  • L'étudiant complète une demande d'admission comme étudiant libre (9999) et paye les frais d'admission à l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Au terme du trimestre d'été, l'UQAR transmet à l'étudiant un relevé de notes qui atteste de sa participation et de sa réussite.

L'étudiant est responsable de ses dépenses personnelles (repas, matériel de randonnée, etc.).

Hébergement et repas

Hébergement

Dans les refuges du Camping du Mont Albert, dans le parc national de la Gaspésie.

Les chalets ont une capacité de 8 personnes. L’accès aux blocs sanitaires est à proximité. Vous devez apporter Serviettes et sacs de couchage (ou draps et couvertures)

Repas

Les déjeuners et les soupers sont pris en groupe, dans la salle commune « Le Bistro » située dans le centre de découvertes et de services du Parc National de la Gaspésie. Les soupers de la semaine sont préparés par une équipe de bénévoles. Le matin, chaque personne prépare son lunch du midi et ses collations au besoin, qu’il ou elle consommera sur le terrain durant la journée. On demande une contribution de $100 par personne payable en début de stage pour couvrir l’ensemble des besoins alimentaires de la semaine et nous arrivons généralement à rembourser une partie de cette mise de fonds à la fin du stage. Au cours des 2 dernières années que cette formule fut appliquée, le niveau de satisfaction fut très élevé parmi les participants. Des précisions détaillées sont publiées à ce sujet au cours des semaines qui précèdent le stage.