Ce cours intensif de 7 jours s'intéresse aux concepts, méthodes et problématiques de l’étude de la phénologie des processus d’écosystèmes. Ces processus sont variés car la phénologie émerge maintenant comme une science  intégrative qui requiert une approche multidisciplinaire. À notre connaissance, il s’agit du seul cours de premier cycle universitaire sur le sujet en Amérique du Nord.

Les activités sont dispensées en classe, en laboratoire et sur le terrain, soit à l’UQAR et  avec des activités sur le terrain en milieu montagnard, dans le Parc national de la Gaspésie.

Ce stage est réalisé grâce à la collaboration de l'Université du Québec à Rimouski, du Groupe de recherche sur les environnements nordiques BORÉAS et du Parc National de la Gaspésie (PNG).

Public visé

Étudiants universitaires (1er, 2e et 3e cycle) inscrits dans un programme des sciences naturelles.

La formation est également ouverte aux étudiants de CÉGEP, aux enseignants, aux professionnels et aux citoyens intéressés.

Durant les sept jours d’enseignement, les participants devront se consacrer à temps plein aux aspects théoriques et aux exercices pratiques de la formation.

Programme de formation

Lieux d'enseignement

Le cours se déroule à l’UQAR et à l’extérieur  dans la région du Parc National de la Gaspésie (milieux montagnard et alpin).

Les travaux pratiques pourront être des exercices sur papier ou ordinateur, des discussions à la suite de lectures d'articles scientifiques, de courtes présentations, etc. Les travaux pratiques se feront généralement en groupes de trois ou quatre étudiants. L’objectif étant d’encourager le travail d’équipe en regroupant des étudiants de différentes universités et de différentes sous-disciplines.

Il est important de prévoir du matériel de randonnée permettant d'être exposé au vent, au froid, à la chaleur, à la neige et à la pluie. L’organisation de la logistique des repas lorsque nous séjournerons dans le Parc National de la Gaspésie sera établie entre nous lors des premières heures du cours.

Crédits

Ce stage vaut trois crédits universitaires.

Langue d'enseignement

La formation est ouverte aux étudiants francophones et anglophones, mais la grande majorité des cours seront donnés en français. Certains documents d'accompagnements pourraient être en anglais. Les étudiants pourront remettre leurs travaux en français ou en anglais.

Plan de cours

Phénologie des processus d’écosystèmes
BCG 100 13

DESCRIPTION DU COURS :

Ce cours de 3 crédits est une initiation aux concepts et aux applications de la phénologie soit l’étude des changements induits par la saisonnalité du climat sur le géo-écosystème. Le cours focalisera sur le phénomène de l’augmentation du rayonnement solaire et de la photopériode qui caractérise le printemps des régions froides et ce qui en découle. En effet, ce cours sera développé autour de projets thématiques sur les processus phénologiques printaniers, visibles en classe et sur le terrain, qui contrôlent la cascade régulatrice des flux d’énergie et de matière qui transitent par chacune des composantes de l’écosystème. Plus concrètement, pour cette première édition, nous aborderons les processus physico-chimiques et écologiques associés aux débâcles, les processus physiologiques et migratoires chez les animaux, la phénologie reproductive et développementale chez les plantes et les animaux.

OBJECTIFS :

La phénologie émerge actuellement comme un champ de développement scientifique des plus dynamiques car il permet d’envisager les perspectives d’adaptations aux changements globaux sur une base mieux documentée. Bien que le Québec soit l’un des endroits du monde où les effets de la saisonnalité du climat sont les plus marqués sur les populations, aucun cours universitaire portant spécifiquement sur la phénologie n’est disponible. Ce cours vise donc à combler cette lacune, particulièrement auprès des personnes en formation universitaire en sciences environnementales au Québec.
Plus spécifiquement, le cours vise à :

  • S’initier aux méthodes de recherche en phénologie (mesures des paramètres nivo-métriques, climatiques, physiologiques, développementaux). 
  • Comprendre les changements fonctionnels qui s’opèrent au passage de la saison froide à la saison chaude au sein des écosystèmes et des populations. 
  • S’initier, en y participant activement, à l’élaboration de systèmes de monitorage phénologiques.

CONTENU :

Saisonnalité et variabilité climatique (température, précipitation, rayonnement). Développements méthodologiques en phénologie appliqués à des projets portant sur des éléments à l’étude tels que : enneigement et déneigement, gel, calage et débâcle des plans et cours d’eau. Les bases physiologiques de la dormance, de l’hibernation, du débourrement, de l’éclosion et de la germination. Émergence et développement post-hivernal chez les invertébrés. Phénologie reproductive et végétative des plantes. Phénologie annuelle de la croissance chez les arbres. Cycle de reproduction et migrations saisonnières chez les vertébrés.

Relations entre les variations du rayonnement thermique et les processus fluviaux et lacustres (gel, débâcle, embâcle, calage, crues etc.). Échanges gazeux biogènes régulés par la saisonnalité du climat. Relations entre l’augmentation de photopériode et du rayonnement thermique et la phénologie des micro-organismes, des vertébrés, des invertébrés et des végétaux. Effets des changements environnementaux sur la synchronie spatiale et temporelle entre les niveaux trophiques et conséquences sur la biodiversité.

FORMULES PÉDAGOGIQUES :

Cours qui se déroulera immédiatement après la session d’hiver. Le cours est développé autour de thèmes sous la responsabilité de un ou deux professeurs et d’auxiliaires d’enseignement. Chaque thème a sa combinaison particulière de formule pédagogique. Pour la première édition, les thèmes exploités sont, en ordre chronologique :

  • Les régulateurs climatiques de la phénologie (F. Gauthier)
  • Télédétection de la phénologie des végétaux en milieux terrestres et aquatiques (S. Bélanger)
  • Cycles saisonniers chez les animaux (M H St Laurent
  • Le rôle de la crue sur les conditions physico-chimiques de l’eau de rivière
  • Le rôle de crues dans le façonnement des plaines alluviales
  • Phénologie reproductive et végétative chez les végétaux

Vous trouverez le détail de chaque thème dans le calendrier des activités en annexe.

PRÉALABLE :

Aucun préalable.

BIBLIOGRAPHIE :

Noormets, Ask. 2009. Phenology of ecosystem processes: applications in global change research. Springer, New York.xv þ 275 p.

Mark D. Schwartz ed. 2003. Phenology: An Integrative Environmental Science ISBN: 978-1-4020-1580-9 (Print) 978-94-007-0632-3 (Online)

Xiaoyang Zhang, 2012, Phenology and Climate Change. ISBN 978-953-51-0336-3, Hard cover, 320 pages, Publisher: InTech, Chapters published March 21, 2012 under CC BY 3.0 license. DOI: 10.5772/2146

Annexe : Calendrier des rencontres

(tot= 65hrs d’activité à l’exception du travail personnel)

Thème : Les régulateurs climatiques de la phénologie et le rôle du dégel (gel-dégel) sur l’occurrence des mouvements de versant et l’évolution des reliefs

Responsable : Francis Gauthier (matériel en développement)

Activité en classe : 3 heures

  • Notion de base en thermodynamique : principe, température vs chaleur, chaleur sensible vs chaleur latente, gel-dégel, transfert de chaleur, bilan d’énergie
  • Notion de base en climatologie : climat des moyennes latitudes
  • Notion de paysage morphoclimatique

Activité sur le terrain : 3 heures

  • Visite d’une station météorologique et principe de l’instrumentation en microclimatologie
  • Discussion : instrumentation et bilan d’énergie

Activité de laboratoire : 3 heures

  • Dresser le bilan d’énergie d’une paroi rocheuse
  • Évaluer le rôle du régime thermique d’une paroi rocheuse sur le niveau d’activité géomorphologique (occurrence, fréquence et magnitude des instabilités rocheuses)

Évaluation :

  • L’évaluation porte sur un rapport descriptif de 3 pages à simples interlignes (par équipe de 3) qui porte sur l’analyse du bilan d’énergie et du régime thermique d’une paroi rocheuse et ses effets sur le niveau d’activité géomorphologique et ses impacts écogéomorphologiques.
    OU
  • L’évaluation porte sur une présentation PowerPoint de 3-5 diapos (7-10 minutes de présentation, par équipe de 3) qui porte sur l’analyse du bilan d’énergie et du régime thermique d’une paroi rocheuse et ses effets sur le niveau d’activité géomorphologique et ses impacts écogéomorphologiques.

Contraintes logistiques

  • Le cours théorique doit être donné à l’intérieur (à l’UQAR ou ailleurs)
  • La sortie sur le terrain doit être réalisée à la station météorologique du Laboratoire de géomorphologie et gestion des risques en montagne dans la vallée de Mont-Saint-Pierre. Le laboratoire doit idéalement être réalisé la journée même. L’activité peut se tenir aux facilités (amphithéâtre et laboratoire) offertes par le Parc national de la Gaspésie. Des ordinateurs portables sont nécessaires pour la réalisation du laboratoire et l’accès à un projecteur est requis pour les présentations PowerPoint.

Thème : Suivi par télédétection de la phénologie des autotrophes en milieu terrestres et aquatiques.

Responsable : Simon Bélanger

Activité en classe : 3 heures

  • Notions de base en télédétection
  • Réponse spectrale de la végétation terrestre et aquatique (c-à-d., phytoplancton)
  • Indices des stades de croissance : NDVI, greeness, chlorophylle-a
  • Survol des systèmes d’observation de la Terre dédié à la cartographie de l’activité photosynthétique en milieux terrestre et aquatique
  • Exemples d’étude de la phénologie par télédétection
  • Activité sur le terrain : 6h (2 sorties sur le terrain)
  • Apprendre à mesurer la réflectance spectrale de la végétation et calculer les indices de végétation (NDVI)
  • Prendre conscience des facteurs influençant la réflectance spectrale : type de végétation, géométrie de visé, humidité, type de sol, etc.

Activité de laboratoire : 3 h

  • Extraire le cycle phénologique des données de télédétection à différentes échelles spatiales et temporelles.
  • Examiner les différences régionales dans la phénologie et tenter de les expliquer en fonction de paramètres environnementaux
  • Comparer l’évolution des spectres de réflectance spectrale de la végétation tels que mesurés sur le terrain.

Évaluation :

  • L’évaluation porte sur un rapport descriptif de 3 pages à simples interlignes (par équipe de 3) qui porte sur l’observation de la phénologie par télédétection.
    OU
  • L’évaluation porte sur une présentation PowerPoint de 3-5 diapos (7-10 minutes de présentation, par équipe de 3) qui porte sur l’observation de la phénologie par télédétection.

Contraintes logistiques

  • Le cours théorique doit être donné à l’intérieur (à l’UQAR ou ailleurs)
  • Les deux sorties de terrain doivent être séparer dans le temps (d’au moins deux semaines) durant la période où la végétation change rapidement.
  • Le laboratoire doit être à l’UQAR au J405

Thème : Le rôle de la crue sur les conditions physico-chimiques de l’eau de rivière

Responsables : Richard St-Louis et Gwenaëlle Chaillou

Activité en classe : 90 minutes

  • Impacts du cycle saisonnier, avec emphase aux interfaces de saisons, sur les caractéristiques physico-chimiques de l’eau et des sédiments (exemple : choc acide lors de la fonte de la glace)

Activité sur le terrain : 10h (2 sorties sur le terrain)

  • Caractériser l’eau de la rivière avant la fonte et pendant la crue (pH, alcalinité, turbidité, matière en suspension, matière organique dissoute, métaux, chlorophylle a). Mesures sur le terrain avec une sonde Hydrolab ou YSI que nous avons à l’UQAR.

Activité de laboratoire : 3 h

  • Analyses chimiques au laboratoire
  • Calculs des flux de matière et donc la part de l’érosion chimique et l’érosion physique lors de la crue

Évaluation :

  • L’évaluation porte sur un rapport descriptif de 3 pages à simples interlignes (par équipe de 3) qui porte sur les indicateurs physico-chimiques de crue dans la rivière.
    ET
  • L’évaluation porte sur une présentation PowerPoint de 3-5 diapos (7-10 minutes de présentation, par équipe de 3) qui inclura les impacts potentiels sur la faune et la flore des changements importants des caractéristiques chimiques de la rivière.

Contraintes logistiques

  • Activité à tenir entre le 1er mai et le 15 juin. 2 déplacements en Gaspésie. Coucher en refuge (gratuit pour activités pédagogiques). Accès aux facilités (amphithéâtre et laboratoire) offertes par le Parc national de la Gaspésie.

  • En fait, il est important de mettre en lien les aspects chimie et hydrologie et biologie.

Thème : Le rôle de crues dans le façonnement des plaines alluviales.

Responsable : Thomas Buffin Bélanger

Activité en classe : 90 minutes

  • Réponses hydrologiques des cours d’eau de l’est du Québec
  • Réponses morphologiques des cours d’eau de l’est du Québec
  • Les crues morphogènes : inondation et érosion
  • Les types d’inondation des rivières de l’est du Québec
  • Les taux d’érosion des rivières de l’est du Québec

Activité sur le terrain : 10h (2 sorties sur le terrain)

  • Observer et documenter les paramètres d’une crue : vitesse et puissance de l’écoulement, profondeur et extension spatiale, caractéristique de l’hydrogramme.
  • Localiser et identifier les formes d’érosion et d’accumulation après une crue.
  • Récolter les données thermiques de 5 stations d’enregistrement; traiter ces données pour exprimer le cumul des degrés jours annuels; intégrer ces données dans la base de phéno-thermique.

Activité de laboratoire : 3 h

  • Comparer les paramètres de crues avec les crues des autres cours d’eau de l’est du Québec.
  • Cartographier les formes et l’extension spatiale de la crue.
  • Examiner les relations existantes les paramètres d’une crue et l’évolution des formes dans la plaine alluviale.
  • Évaluer les paramètres des crues nécessaires pour façonner la plaine alluviale fonctionnelle.

Évaluation :

  • L’évaluation porte sur un rapport descriptif de 3 pages à simples interlignes (par équipe de 3) qui porte sur la cartographie des indicateurs de crue dans la plaine alluviale.
    OU
  • L’évaluation porte sur une présentation PowerPoint de 3-5 diapos (7-10 minutes de présentation, par équipe de 3) qui porte sur la cartographie de l’inondation et de ses effets dans la plaine alluviale.

Contraintes logistiques

  • Activité à tenir entre le 1er mai et le 15 juin. 2 déplacements en Gaspésie. Coucher en refuge (gratuit pour activités pédagogiques). Accès aux facilités (amphithéâtre et laboratoire) offertes par le Parc national de la Gaspésie.

Thème : Phénologie reproductive et végétative chez les végétaux

Responsable : Luc Sirois

Activité en classe : 90 minutes

  • Régulateurs environnementaux du développement phénologique chez les végétaux.
  • Diversité des patrons de développement des groupes fonctionnels de végétaux.
  • Phénologie printanière des chamaephytes, phanérohytes et des géophytes.
  • L’échelle BBCH d’évaluation du développement phénologique.
  • Développement d’une base de données phénologiques.

Activité sur le terrain : 5h

  • Localiser et identifier les stades de développement phénologique végétatifs et reproductifs d’une sélection d’espèces le long d’un gradient d’altitude, depuis l’étage montagnard jusqu’à l’étage alpin en Gaspésie.
  • Entrer ces données dans la base phéno-thermique
  • Récolter les données thermiques de 5 stations d’enregistrement; traiter ces données pour exprimer le cumul des degrés jours annuels; intégrer ces données dans la base de phéno-thermique.

Activité de laboratoire : 2 h

  • Comparer les valeurs observées à 5 niveaux d’altitude pour chaque espèce individuelle;
  • Comparer les valeurs de chacune de ces espèces, aux dates d’observations qui s’en rapprochent le plus qui ont été réalisés au cours des dernières années ;
  • Examiner les relations existantes entre le développement phénologique et le cumul des degrés jours.

Évaluation :

  • L’évaluation porte sur une présentation PowerPoint de 3-5 diapos (7-10 minutes de présentation, par équipe de 3) qui porte sur développement phénologique d’une espèce choisie et du cumul des DJ observés dans plusieurs stations alignées sur un transect d’altitude en Gaspésie; les implications ontogéniques et évolutives des résultats doivent être discutées à la lumière de la littérature classique et récente sur le sujet.

Thème : Phénologie comportementale chez les vertébrés

Responsable : Martin Hugues St Laurent

Activité en classe :

  • Présentation d’une conférence de 45 minutes sur les thèmes incontournables lorsque l’on s’intéresse à la phénologie des vertébrés, soit les notions d’ajustements métaboliques, comportementaux et morpho-anatomiques aux changements de température, de cycles annuels, de migration, de reproduction, d’hibernation/torpeur, ainsi qu’une présentation de la « Green-wave hypothesis ».

Activité sur le terrain :

  • Randonnée sur le Mont Ernest-Laforce pour observer des signes directs ou indirects de l’activité des vertébrés, dont l’orignal, et discussion autour des thèmes présentés sur le terrain

Activité en laboratoire :

  • Aucune

Évaluation :

  • Réponse à une question à développement (500 mots) en équipe de 2-3 étudiants, sur un des thèmes présenté et avec un des modèles biologiques proposés (e.g. ours noir, coyote, caribou de la Gaspésie, orignal, cerf de Virginie), le tout accompagné d’un schéma intégrateur.

Contraintes logistiques

  • Activité à réaliser en période printanière. Déplacement en Gaspésie. Coucher en refuge (gratuit pour activités pédagogiques). Accès aux facilités (amphithéâtre et laboratoire) offertes par le Parc national de la Gaspésie.

Équipements

Vous devez prendre soin de porter des vêtements appropriés pour réaliser de longues randonnées. Prévoyez des vêtements secs de rechange (laine polaire) au courant de la journée et pour le moment où vous arriverez au lieu d’hébergement. Même durant la saison estivale, les conditions météorologiques peuvent changer rapidement et passer de clémentes à difficiles.

  • Favorisez l’approche multicouche imperméable et évitez les vêtements de coton;
  • L’utilisation de guêtres permet de protéger le bas de vos pantalons, mais aussi de réduire les infiltrations d’eau ou de boue dans vos chaussures;
  • En altitude, une tuque, des gants et un coupe-vent sont souvent appréciés;
  • Des lunettes solaires, un chapeau et de l'insectifuge seront également utiles;
  • Ne partez pas avec des chaussures neuves, faites quelques sorties quotidiennes avant le stage pour les modeler à vos pieds;

Votre sac à dos doit vous accompagner dans tous vos déplacements. Vous pourrez y insérer un carnet de notes hydrofuge et quelques crayons, une gourde ou un thermos, des vêtements de rechange, votre dîner, une collation, etc.

Tous les déchets doivent être rapportés par les randonneurs. Évitez de transporter des emballages inutiles qui augmentent le volume et le poids de votre sac à dos!

Santé

Assurez-vous d’avoir les capacités et la condition physique requises pour effectuer de longues randonnées. Dans des conditions idéales, un groupe progresse normalement à une vitesse supérieure à 2 km/h. L’utilisation de bâtons de marche peut réduire l’énergie nécessaire pour se déplacer. Prévoyez de la nourriture et des breuvages à portée de main.

L'approvisionnement en eau peut se faire dans les divers cours d'eau. Cependant, aucune vérification de la qualité de l'eau n'est faite dans ces secteurs. Pour votre sécurité,il serait préférable de prévoir suffisamment d'eau pour une journée, évitant ainsi des troubles gastro-intestinaux.

Équipe

L’édition 2017 sera animée par des professeurs qui cumulent une somme considérable d’expérience en lien avec les thématiques proposées.

  • Francis Gauthier est géomorphologue. Il est expert sur les processus d’édification et de décrochement des carapaces de glace qui se forment sur certaines parois rocheuses. Le climat est le principal facteur qui contrôle la dynamique de ces formations de glace.
  • Simon Bélanger est un géographe, spécialiste de la télédétection des processus océaniques et terrestres associés à la productivité primaire et aux propriétés physico-chimiques des masses d’eau et des masses d’air.
  • Martin-Hugues St Laurent est biologiste et dirige un programme de recherche en écologie animale traitant de gestion et de conservation de la faune terrestre. Ses travaux portent sur les impacts de l’altération des habitats sur l’écologie des grands mammifères (caribou forestier, loup gris, orignal, coyote et ours noir) et il utilise comme principaux outils l’écologie spatiale, le comportement, la dynamique des populations et l’écologie du paysage.
  • Thomas Buffin-Belanger est géographe et géomorphologue. Il s’intéresse au transport de sédiments en rivière, à la structure des écoulements ainsi qu'à l'évolution des formes fluviales, trois paramètres qui jouent un rôle clé dans la dynamique globale de chaque rivière. Les techniques et méthodes novatrices qu'il utilise marient les notions de géomorphologie et de dynamique fluviale à la gestion et à l’aménagement des cours d’eau.
  • Richard St Louis est chimiste de l’environnement. Il détient une expertise avancée en chimie analytique qu’il applique notamment à la compréhension des propriétés des milieux aquatiques et à l’éco-toxicologie.
  • Gwenaëlle Chaillou est géochimiste, titulaire de la chaire de recherche du Canada sur la géochimie des hydrogéosystèmes côtiers. À titre de spécialiste des échanges de fluides entre les sédiments poreux de position continentale et la mer, voici quelques-unes des questions de recherche qu’elle aborde avec les membres de son laboratoire : Quels sont les processus géochimiques mis en place dans ces zones de mélanges invisibles? Comment quantifier les échanges souterrains entre continent et océan? Comment prédire le devenir de ces échanges et leurs impacts sur la santé des écosystèmes adjacents dans la perspective des changements globaux?
  • Luc Sirois est le titulaire de la Chaire de Recherche sur la Forêt Habitée et il cumule plus de 30 années d'expérience en milieux froids, alpins et subarctiques. Il poursuit des recherches fondamentales qui visent à comprendre la fonction reproductive des plantes, en particulier des espèces arborescentes, et des recherches appliquées à l’aménagement écosystémique des forêts régionales.

* La composition de cette équipe peut subir quelques modifications d'ici la tenue de la formation en raison de contraintes d'horaires liés aux travaux de recherche en cours.

Dates

Du 8 au 14 mai  2017

Inscription

Nous pouvons accueillir un maximum de 25 étudiants pour des raisons pédagogiques et logistiques.

1. Étudiant ayant complété un DEC

  • L'étudiant doit être admis en tant qu'étudiant libre (9999) et doit payer les frais d'admission au trimestre d'été.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Si l’étudiant est inscrit dans le programme de Biologie ou de Géographie, le cours est intégré dans son plan de formation

2. Étudiant avec une année complétée au DEC préuniversitaire

  • L'étudiant doit compléter une demande d'admission comme étudiant libre (9999) et payer les frais d'admission à l'UQAR.
  • L’étudiant est admis de façon exceptionnelle puisqu’il n’a pas son DEC. L’article 6.2 du règlement 5 nous permet de faire cela.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Au terme du trimestre d'été, l'UQAR transmet à l'étudiant un relevé de notes attestant de la réussite du cours.
  • Puisque l’étudiant a été évalué comme étudiant libre, l'étudiant pourra faire une demande de reconnaissance des acquis.

3. Étudiant de l'UQAR en biologie

  • L'étudiant s'inscrit à cette formation par l'intranet de l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Le cours est intégré dans le plan de formation de l'étudiant.

4. Étudiant de l'UQAR d’un programme non directement relié (cours hors programme)

  • L'étudiant s'inscrit à cette formation par l'intranet de l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours s'élèvent à 490$. Soit 290 $ pour les frais d'inscription à un cours universitaire de 3 crédits et 200$ pour couvrir les frais de stage (hébergement et transport).
  • Le cours apparaît sur le relevé de notes comme un cours hors programme.
  • Le cours pourrait être intégré dans le plan de formation de l’étudiant comme cours d’enrichissement. Pour cela, l’étudiant doit rencontrer son directeur de module.

5. Étudiant d'une autre université inscrit dans des programmes en lien ou non avec le stage

  • L'étudiant s'inscrit à des études hors établissement.
  • S’il est jugé pertinent, le cours peut être intégré dans le plan de formation de l’étudiant.
  • L'étudiant doit payer ses frais de scolarité dans son université.
  • Le service des finances facturera à l’étudiant 200$ pour les frais de stage (hébergement et transport).

6. Étudiant libre (répondant aux conditions d’admission du programme ou du cours)

  • L'étudiant complète une demande d'admission comme étudiant libre (9999) et paye les frais d'admission à l'UQAR.
  • Les frais d'inscription au cours comprennent le montant requis pour un cours de 3 crédits universitaires plus $200 qui servent à payer l’hébergement et le transport durant le séjour au PNG.
  • Au terme du trimestre d'été, l'UQAR transmet à l'étudiant un relevé de notes qui atteste de sa participation et de sa réussite.

L'étudiant est responsable de ses dépenses personnelles (repas, matériel de randonnée, etc.).

Hébergement et repas

Les personnes inscrites sont responsables de leur hébergement durant les 2 premières journées du cours qui se dérouleront à Rimouski (8 et 9 mai). Entre le 10 et le 13 mai inclusivement l’hébergement  sera en refuge au Parc National de la Gaspésie (13 mai : dernière nuitée passée en refuge en PNG). À cet endroit, vous devez apporter un sac de couchage ou des couvertures, de même que des serviettes pour la douche. Durant notre séjour au PNG, la préparation des repas et le nettoyage de la vaisselle et des lieux auxquels nous avons accès seront l’affaire de l’ensemble des participants sous la coordination de L. Sirois.