L'UQAR se consacre à l'étude du Grand Nord et des basses latitudes froides, désignée sous le nom de nordicité. Cet axe de recherche regroupe une grande diversité de chercheurs qui s'intéressent aux environnements nordiques dans une perspective interdisciplinaire autour de disciplines étroitement complémentaires.

Cette approche favorise une issue positive aux enjeux auxquels fait face le Nord dans le contexte du développement socio-économique et des changements environnementaux accélérés.

La diversité des disciplines reliées à la nordicité

Biologie, chimie et géographie

Les recherches au Département de biologie, chimie et géographie visent à mieux comprendre le fonctionnement des environnements en climat froid, de manière à répondre aux enjeux majeurs dans le domaine de la conservation et de la gestion durable. Elles permettent ainsi de définir l'état
de référence des environnements nordiques et leurs dynamiques de changement.

Elles permettent notamment de mesurer et d'atténuer les risques environnementaux, de proposer des mesures de protection, d'adaptation, de restauration et de conservation des environnements, ainsi que de contribuer au développement forestier et au développement des ressources fauniques. L'évolution de ces environnements dans le contexte du changement planétaire et les relations entre les environnements nordiques et les sociétés humaines sont au nombre des questions de premier plan qui font aujourd'hui de l'UQAR est un chef de file international sur le sujet.

Des équipes de biologistes et de chimistes étudient, entre autres, la valorisation des biomolécules marines, la pollution des environnements aquatiques, l’acidification des océans et les impacts des changements climatiques sur les milieux marins, l’écophysiologie des poissons, l’aquaculture et les oiseaux marins.

En géographie, des chercheurs s'intéressent notamment aux risques naturels, à l'érosion des berges, à la géomorphologie du littoral, à la télédétection marine, à la gestion intégrée des zones côtières, à la dynamique fluviale et au transport des sédiments ainsi qu’à la biogéochimie des systèmes intertidaux et côtiers.

Sciences de la mer

L’Institut des sciences de la mer de Rimouski est un fleuron québécois de la recherche qui jouit d’une réputation internationale. 

Situé au campus de Rimouski et doté d’infrastructures de pointe, il regroupe une importante masse critique de chercheurs et d’étudiants d’horizons disciplinaires variés qui s’intéressent notamment au fonctionnement des systèmes marins nordiques, incluant l'océan Arctique, en regard des changements climatiques, aux impacts de l’activité humaine sur les écosystèmes, à la valorisation des bioressources marines, à la géologie marine et aux risques naturels.

Ces expertises contribuent notamment à la mise en place de connaissances permettant d'aborder les grands enjeux maritimes du Nord.

Développement régional

Chercheurs et étudiants en développement régional analysent notamment les dynamiques socioterritoriales du Québec, incluant celles du Nord, et élaborent des outils d’aide au développement. La réflexion se concentre notamment autour des effets des politiques de développement sur l’économie régionale, de l’acceptabilité sociale des projets d’exploitation des ressources naturelles et de l’adaptation des communautés locales aux changements climatiques.

Sciences de la santé

La recherche en santé à l'UQAR adopte une approche interdisciplinaire pour étudier les questions de santé en région, incluant les régions nordiques, tant dans ses soins et services qu’auprès des populations qui y sont associées, principalement les clientèles vulnérables.

Le Département des sciences infirmières est le catalyseur de collaborations avec les intervenants en travail social, en psychoéducation, en gestion, en développement régional, en biologie, etc.

Ingénierie

Les expertises en ingénierie de l’UQAR portent sur plusieurs champs d’études en génie mécanique et en génie électrique permettant divers projets, dont l'identification et l'exploitation du potentiel éolien en milieu nordique, incluant les innovations technologiques assurant une gestion énergétique optimale des équipements permettant d'exploiter ces ressources.

Des unités de recherche à la fine pointe

Le succès de la recherche nordique à l’UQAR est soutenu par plusieurs unités de recherche qui en font un acteur de premier plan. Cet axe d’excellence regroupe une communauté de chercheurs de l’UQAR et d’autres établissements associés en provenance de différents horizons disciplinaires. 

5 Chaires de recherche au cours des 5 dernières années 

1 Groupe de recherche institutionnel

1 Institut des sciences de la mer de Rimouski 

11 Réseaux ou regroupements de recherche interuniversitaires

1 consortium dont l'UQAR est membre

1 comité d'examen des demandes au programme de formation scientifique dans le Nord

Un leadership reconnu ici et ailleurs

Classée depuis cinq ans parmi le peloton de tête des meilleures universités canadiennes en recherche par Research Infosource, l’UQAR s’est taillé une place parmi les grandes universités de la planète et les travaux de ses chercheurs rayonnent partout dans le monde.

Des infrastructures de recherche hautement spécialisées

L’UQAR est dotée d’infrastructures de pointe de grande qualité qui offrent aux chercheurs un potentiel de recherche unique. Plus de 50 M$ ont été investis en infrastructures (incluant les équipements) soutenant notamment l'axe de recherche sur la nordicité au cours des dix dernières années.

Navire de recherche océanographique Coriolis II

En plus d’un parc d’instruments océanographiques hautement performants, l’UQAR dispose d’un navire de recherche océanographique ultramoderne de 50 mètres équipé des dernières innovations technologiques.

Véritable laboratoire flottant, le Coriolis II dispose d’espaces dédiés exclusivement aux travaux de recherche. Ses laboratoires permettent de former des équipes de recherche multidisciplinaires pouvant accueillir 14 scientifiques, en plus de l’équipage régulier du navire. Il répond aux plus hautes normes de certification maritime et peut naviguer partout dans le monde. Il a notamment permis la réalisation des missions MARES et MARGES dans le golfe San Jorge pour l’Argentine.

Stations de recherche

Dans le cadre de ses activités au Centre d'études nordiques, l'UQAR dispose, à Radisson, d'une station de recherche pouvant accueillir jusqu'à 20 chercheurs. 

L'UQAR dispose également de stations climatiques automatisées pouvant être déplacées en tout point du territoire et permettent d'évaluer l'impact à long terme des changements climatiques et des perturbations forestières (aménagements sylvicoles, chablis, etc.) sur le régime hydrique et sur le cycle des éléments nutritifs, l'érosion côtière, etc.

Simulateurs environnementaux

Uniques au Canada, les chambres climatiques en milieux froids permettent d’étudier, en conditions contrôlées ou seminaturelles, plusieurs mécanismes permettant aux oiseaux de s’ajuster aux contraintes énergétiques associées à l’environnement (ex. : régulation hormonale de la production de chaleur, changements morphologiques et comportementaux, nutrition). Ces infrastructures permettent également d'étudier la capacité des oiseaux à s'acclimater aux perturbations climatiques résultant du réchauffement global.

Dans le domaine maritime, les mésocosmes sont des « morceaux » d’écosystèmes non modifiés prélevés en milieu naturel et ramenés en laboratoire qui sont maintenus en milieu contrôlé (température, salinité, matière organique, etc.) pour la réalisation d’études diverses (simulation d’hypoxie, ajout de contaminants, augmentation de la température, changement de la quantité de matière organique, etc.).

Centre d’appui à l’innovation par la recherche

L’UQAR s’est dotée d’un pavillon comprenant des espaces de laboratoire de recherche en chimie, en biologie et en océanographie. Le Centre d’appui à l’innovation par la recherche (CAIR) a pour mission d’appuyer l'innovation des entreprises et des organisations, en particulier les PME, en favorisant et en facilitant l’accès aux expertises et aux équipements de pointe de l’UQAR.

Laboratoires de pointe

Des programmes de formation aux trois cycles abordant les enjeux nordiques

Cycles supérieurs

L’objectif académique principal de cet axe de recherche est de former des scientifiques aptes à surmonter les enjeux majeurs du 21e siècle et de contribuer au développement durable des régions nordiques. Aux 2e et 3e cycles, les programmes de formation suivants sont associés à l’axe d’excellence en nordicité.

Biologie

Géographie

Océanographie

Développement régional

Ingénierie

Premier cycle

Au premier cycle, les programmes de formation suivants, où les chercheurs associés à l’axe d’excellence en nordicité interviennent, constituent une porte d'entrée intéressante pour les étudiants qui se destinent aux études des cycles supérieurs dans ce domaine.

Biologie

Chimie

Géographie

Chiffres-clés

Environ 41% du financement annuel de la recherche à l'UQAR est dédié à la nordicité

Plus de 775 projets de recherche réalisés au cours des 5 dernières années

  • Biologie, chimie et géographie
  • Sciences de la mer
  • Développement régional
  • Sciences de la santé

22 % ressources professorales 

26 % unités de recherche

4 baccalauréats

4 maîtrises

4 doctorats

2 programmes de formation (EnviroNord)
issus d'une subvention FONCER du CRSNG
en sciences environnementales nordiques

Plus de 300 étudiants par année