Ce qui distingue l’UQAR des autres universités, ce sont ses choix, c’est-à-dire l’adéquation qu’elle a su établir entre les caractéristiques physiographiques de son territoire – sa double vocation, maritime et régionale – et ses orientations de recherche et de développement.

L’UQAR a d'entrée de jeu relevé les défis que lui imposait la nature de ce territoire en misant sur les atouts qu’il présentait, à savoir les ressources environnementales. Voilà pourquoi les sciences de la mer et le développement régional sont historiquement ses deux grands axes de développement de la recherche auxquels s’ajoute celui de la nordicité. Ces trois axes d’excellence, qui s'intègrent parfaitement aux problématiques des territoires desservis par l'UQAR, regroupent une masse critique de chercheurs reconnus dans leur milieu.

Force est aussi de constater le partage des expertises interdisciplinaires suscité par le chevauchement de ces axes. Au cœur du Québec maritime, les collectivités régionales s'y développent dans un environnement résolument nordique. Tout comme leurs collègues de biologie et de géographie, plusieurs chercheurs en sciences de la mer œuvrent dans le Grand Nord en participant aux grandes missions scientifiques polaires. Des chercheurs de l'axe nordicité travaillent quant à eux sur des problématiques du littoral ou s'intéressent aux poissons marins, touchant ainsi à la périphérie des sciences de la mer. Enfin, certaines problématiques des environnements marins ou continentaux nordiques, reliées à la présence de collectivités humaines, influencent nécessairement le développement régional.