Professeur

Département : Département de biologie, chimie et géographie

Campus : Campus de Rimouski

Courriel : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Téléphone : 418 723-1986, poste 1700

Téléphone sans frais : 1 800 511-3382, poste 1700

Bureau : K-313

Domaines de recherche :
  • Chimie
  • Biomolécules marines de l’arsenic
  • Caractérisation des lipides
  • Chimie analytique
  • Flux de contaminants
  • Mammifères marins
  • Marqueurs isotopiques
  • Molécules organiques halogénées d’origine naturelle
  • Pollution des environnements aquatiques
  • Pression anthropique
  • Réseaux trophiques
  • Spectrométrie de masse

 

Recherches et expertises

Formation

  • Doctorat Océanographie, Université du Québec à Rimouski
  • Maîtrise Chimie, Université de Montréal
  • Baccalauréat Chimie, Université du Québec à Rimouski

Projets de recherche en cours et subventions

Ma principale motivation pour la recherche est de contribuer à l’étude de la part de la Nature pour la présence de molécules et d’éléments chimiques potentiellement toxiques dans l’environnement. Nous savons tous que l’activité humaine rejette dans l’environnement des milliers de tonnes de substances toxiques comme le mercure, le plomb, les pesticides, les biphényles polychlorés, les éthers diphényles polybromés et la liste est longue. Mais les cycles naturels sont aussi responsables de la présence de composés chimiques à des niveaux dangereux dans l’eau que l’on boit et dans les aliments récoltés. Citons en exemples les concentrations élevées d’arsenic dans les aquifères au Bangladesh, en raison de la géologie particulière de ce coin du monde et les toxines algales produites par les algues microscopiques lors d’une marée rouge dans l’estuaire du Saint-Laurent; ces toxines sont accumulées par les mollusques à des concentrations néfastes pour le consommateur, qu’il soit un canard marin ou un amateur de fruits de mer.

Le défi dans ce domaine de la chimie de l’environnement est donc de développer et d’appliquer des méthodes analytiques performantes pour détecter, identifier et quantifier à la fois les molécules naturelles et les molécules issues des activités industrielles. La chromatographie couplée à la spectrométrie de masse est au cœur de mes projets de recherche. Ainsi, par GC-MS, nous avons identifié une nouvelle famille de composés poly-halogénées : les méthyle-bipyrroles contenants des atomes de chlore et de brome. Nous avons détecté ces composés d’origine naturelle, qui peuvent être confondus avec des substances industrielles, dans le foie de dauphins à flancs blanc et de requins du Groenland, deux espèces qui habitent le Saint-Laurent. Dans un autre projet, la LC-ICP-MS nous a permis de montrer que le pétoncle géant pêché dans le golfe contient des concentrations élevées d’arsenic sous une forme toxique dans le système digestif, alors que l’arsenic dans le muscle, la partie commercialisée, est sous une forme non toxique.

L’objectif à long terme est d’enrichir les modèles de distribution des polluants dans l’environnement avec les connaissances sur les molécules apparentées produites naturellement par la faune et la flore.

Étude des composés halogénés naturels et synthétiques dans les sédiments et les invertébrés benthiques du Fjord du Saguenay.

Lors d’une mission scientifique en mai 2011, à bord du navire de recherche Coriolis II, des carottes de sédiments et la faune marine benthique associée ont été prélevés à cinq endroits du fjord pour identifier et quantifier les pesticides halogénés (BPC, PBDE, DDT, etc) et les dérivés bromés de pyrroles et indoles naturels. Cette étude est un volet d’un vaste projet de recherche sur le Fjord du Saguenay en collaboration avec l’Institut des Sciences de la Mer de Rimouski, l’université Laval, l’université McGill et le Norwegian Geotechnical Institute.

Mesure des contaminants dans les gonades de l’oursin vert du Saint-Laurent. 

Une importante étude sur la distribution des populations de l’oursin vert (Strongylocentrotus droebachiensis) dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent est réalisée durant l’été 2011 par une équipe de chercheurs du Ministère des Pêches et des Océans et de l’université Laval. Une étudiante du département de Biologie, Chimie et Géographie de l’UQAR fait partie de l’équipe de plongeurs et effectue le prélèvement des gonades. Elle analysera les échantillons à l’UQAR pour mesurer les métaux lourds, les pesticides et les isotopes stables du carbone et de l’azote. L’objectif est de mettre en relation les niveaux de contaminants dans l’oursin vert et la distribution de ses populations.

Identification des caroténoïdes et tocophérols dans les résidus d’oursin vert. 

Dans les provinces atlantiques il se pêche chaque année environ 1500 tonnes d’oursin vert; seules les gonades sont mises sur le marché. Cette pêche génère donc une quantité importante d’une biomasse non-exploitée. Puisque l’oursin vert se nourrit essentiellement d’algues marines, ses tissus regorgent de pigments et de vitamines lipophiles qui présentent un intérêt nutraceutique.  En collaboration avec le professeur Jean Mamelona de l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, nous travaillons à identifier par spectrométrie de masse les fucoxanthines, les tocophérols et certains phytostérols pour évaluer le potentiel de valorisation de la biomasse issue de cette pêche.

Supervision d'étudiants de cycles supérieurs

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Autres activités

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Expérience professionnelle

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