Les études universitaires sont propices à l’acquisition de compétences pratiques qui sont recherchées sur le marché du travail. Étudiante au baccalauréat en lettres et création littéraire, Loraine Roy profite de son passage à l’UQAR pour multiplier ses implications dans son domaine d’études. Des expériences qui lui permettent d’appliquer les connaissances acquises en classe.

L’agenda de Loraine Roy est bien rempli. En plus d’être la nouvelle éditrice de la revue Caractère, elle siège au conseil du module de Lettres et fait partie du conseil exécutif du RÉEL, le Regroupement des étudiants en lettres. Et l’année dernière, elle a été la coordonnatrice de la Nuit d’écriture, un événement qui a déjà reçu la visite de l’écrivain Dany Laferrière. Autant d’implications qui lui permettent d’acquérir de l’expérience quant au fonctionnement d’un conseil d’administration, à la gestion d’une revue littéraire et à l’organisation d’événements.

« Comme l’UQAR est une université de petite taille, nous avons plus de place et de liberté pour participer à plusieurs choses à la fois et nos idées sont souvent concrétisées », indique Mme Roy. « Participer à la vie étudiante est non seulement gratifiant, mais permet de rencontrer plus avant mes collègues de lettres avec qui je n’ai pas forcément de cours ou d’autres personnes de l’Université. En participant activement au développement de mon programme et de tout ce qui y gravite, je sens que j’ai un impact positif dans mon établissement. Par ailleurs, mon rôle d’éditrice de la revue Caractère me permet d’avoir accès à une autre forme de création littéraire qui sort du cadre universitaire et d’acquérir une expérience dans l’édition. »

Originaire de Nantes, en France, Loraine Roy a entrepris son baccalauréat en lettres et création littéraire à l’Université du Québec à Rimouski à l’automne 2018. « Je venais d’obtenir un diplôme d’études collégiales en tourisme du Cégep de St-Félicien. Je cherchais à changer de domaine d’études et de région pour continuer mon exploration du Québec en vue de trouver le meilleur endroit pour m’y installer définitivement. » C’est à l’occasion du passage de la tournée universitaire de 2017 que Mme Roy a discuté avec la représentante de l’UQAR et a décidé de participer à la journée portes ouvertes pour venir découvrir l’Université. 

La taille de l’Université du Québec à Rimouski est l’un des grands avantages à y étudier, observe Mme Roy. « Les petites cohortes permettent l’individualisation des apprentissages. Le dialogue est naturel. Les professeures qui s’occupent des cours de créations connaissent vraiment leurs étudiantes et leurs étudiants, leurs styles, leurs écueils et cette proximité nous permet de faire de grandes avancées en moins de temps qu’avec des classes de 25 personnes ou plus. »

La dernière année du baccalauréat de Loraine Roy se déroule dans un contexte de pandémie. Une situation qui demande une adaptation sur le plan des études, poursuit l’étudiante en lettres. « Dans mon programme d’études, l’UQAR a offert la possibilité de cours hybrides, avec un maximum de 40 % du cours qui peut être donné sur place aux étudiantes et aux étudiants qui le désirent. Habitant à Rimouski, j’ai l’occasion d’en bénéficier. Il est vrai que les contacts humains sont moins fréquents, mais les professeures et les professeurs font leur possible et nous le ressentons. »

Depuis son arrivée à Rimouski, Loraine Roy en a profité pour découvrir la région. Elle a eu un coup de cœur pour les Jardins de Métis. « Les Jardins de Métis sont un endroit extraordinaire, figé dans une flore intemporelle. Ce lieu historique est assez grand pour se retrouver seule, nous laissant tout le loisir d’y écrire, de prendre des photos, d’explorer tant la nature que nous-mêmes. J’y ai d’ailleurs fait une lecture publique l’été dernier à l’occasion d’un Thé Littéraire organisé par le CLAC. Les Jardins de Métis sont la découverte de la région qui m’a le plus marquée et même si je n’y vais pas aussi souvent qu’à loisir, je profite de chaque occasion. »

Après son baccalauréat en lettres et création littéraire, Loraine Roy envisage de créer un espace mariant sa passion pour la littérature et la campagne. « Depuis mon adolescence, je porte en moi le projet de créer un refuge, au milieu des champs, alliant agriculture et art. Le titre n’existe pas encore, une ferme artistique, des gîtes pour poètes, je n’ai pas encore trouvé. Un lieu de vie calme, une maison historique où pourront se reposer et créer toutes sortes de personnes inspirées, une résidence d’artiste en pleine campagne », conclut la finissante en lettres.